Dans les médias
Le Musée à la télévision et dans la presse locale : deux séries de chroniques vidéo tournées dans les salles du Musée, les reportages de SPM la 1ère et les articles parus depuis son ouverture en 2003.
Vidéos
Chroniques « Histoire d’Objets »
Retrouvez sur cette page l’ensemble des Chroniques “Histoire d’Objets” tournées au Musée Héritage et diffusées à la télévision sur SPM Première en 2012. Les principales thématiques du Musée, telles que la pêche, l’école ou la vie religieuse dans l’Archipel y sont abordées sous le prisme d’un ou plusieurs objets particulièrement représentatifs, choisis par notre conservateur dans les collections exposées au public ou dormant dans les réserves. N’hésitez pas ensuite à venir nous rendre visite pour compléter ce rapide panorama !
Anciens Jouets
Cartes Murales
Cinéma
Cloches et Ecole
Confitures
Crèches et Décorations de Noël
La Cuisine et ses ustensiles 1/2
La Cuisine et ses ustensiles 2/2
Chroniques « Objets Anciens »
Retrouvez sur cette page l’ensemble des Chroniques sur les “Objets Anciens” tournées au Musée Héritage et diffusées à la télévision sur SPM Première en 2011. Les principales thématiques du Musée, telles que la pêche, l’école ou la vie religieuse dans l’Archipel y sont abordées sous le prisme d’un ou plusieurs objets particulièrement représentatifs, choisis par notre conservateur dans les collections exposées au public ou dormant dans les réserves.
La pêche - Le Doris
L’école - Les fournitures scolaires
L’école - Les récompenses
La vie religieuse - Première partie
La vie religieuse - Seconde partie
La vie religieuse - Troisième partie - Les processions
L’Hopital
La Pharmacie
Le Dentiste
Les débuts de la Télévision dans l’Archipel
Sur SPM la 1ère
Les reportages et articles de Saint-Pierre et Miquelon La 1ère (France Télévisions) consacrés au Musée, à retrouver sur le site de la chaîne.
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Riche de ses nombreuses collections, le musée Héritage accueille les curieux depuis 23 ans
Une visite des salles avec Roland Châtel : la Prohibition, l'hôpital, les buvards publicitaires d'autrefois.
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Patrimoine : le Musée Héritage met à l'honneur 200 ans de présence des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny
Pour sa 23e saison, le Musée célèbre le bicentenaire des Sœurs de Cluny ; une statue d'Anne-Marie Javouhey rejoint la chapelle.
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Une ouverture exceptionnelle en basse saison du musée Héritage pour quelques privilégiés
Une délégation de Terre-Neuve, dont la conservatrice du musée Castle Hill de Plaisance, découvre le Musée hors saison.
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En pleine saison touristique, le musée Héritage de Saint-Pierre enregistre de bonnes fréquentations
En plein été, le Musée accueille une vingtaine de visiteurs par jour, dont de nombreux Terre-Neuviens.
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Le musée Héritage à Saint-Pierre célèbre cette année ses 20 ans d'existence
Le Musée fête ses 20 ans : dix salles sur plus de 500 m², après quinze ans de restauration du bâtiment.
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Après deux ans de fermeture, le musée Héritage de Saint-Pierre rouvre ses portes et dévoile de nouvelles pièces
Après deux ans de fermeture liée à la crise sanitaire, le Musée rouvre et enrichit son exposition sur l'imprimerie.
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Une presse d'imprimerie des années 30 à découvrir au musée Héritage de Saint-Pierre
« La Nationale », une presse des années 1930 de 700 kg, rejoint l'exposition sur l'imprimerie.
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Une saison difficile pour le musée Héritage à Saint-Pierre
Une saison marquée par la crise sanitaire : environ 180 visiteurs, au lieu de 1 500 habituellement.
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Le musée Héritage présente les métiers de l'imprimerie
L'exposition temporaire de la saison est consacrée aux métiers de l'imprimerie, avec un atelier typographique.
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Le musée Héritage de Saint-Pierre et Miquelon en 7 photos
Une visite du Musée en sept photos, avec un portrait de Roland Châtel.
Articles de presse
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Le Musée Héritage fait son cinéma
À découvrir cette année : lanterne magique, appareils Pathé Baby, projecteur 16 mm à lecture optique... le Musée Héritage rend hommage aux précurseurs du cinéma à Saint-Pierre. Alors que le cinéma numérique de haute qualité a mis au…
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À découvrir cette année : lanterne magique, appareils Pathé Baby, projecteur 16 mm à lecture optique... le Musée Héritage rend hommage aux précurseurs du cinéma à Saint-Pierre.
Alors que le cinéma numérique de haute qualité a mis au rancart les bobines 35 mm et autres 16 mm, alors que l’on ne parle que de piratage de films sur Inter- net... le Musée Héritage a eu la riche idée de consacrer sa thématique 2010 à l’âge d’or du cinéma à Saint-Pierre !Cinema Paradiso
Ambiance « Cinema Paradiso » au Musée Héritage cette année ! Si vous souhaitez vous mettre dans la peau d’un projectionniste tel l’excellent Philippe Noiret dans le film de Giuseppe Tornatore, si vous avez envie de ressentir toute la magie d’une cabine de projection, n’hésitez pas à pousser la porte du Musée Héritage ! Et alors—je m’adresse aux lecteurs qui ont bien connu « le cinéma de papa » (clin d’oeil au réalisateur Claude Berri) à Saint-Pierre, une foule de souvenirs bousculera votre mémoire. Nostalgie, nostalgie, quand tu nous tiens !
Des objets rares
Lanterne magique du Pharmacien Ernest Hutton, appareils Pathé Baby ayant appartenu à MM. Mathurin Lehors et Sylvain Ropers, appareils de projection utilisés par le Frère André, projecteur 16 mm Royal Ciné Gel de M. Emmanuel Cazier, projecteur DEBRIE 16 mm à lecture optique provenant du Lycée Émile Letournel, etc., Roland Châtel, le Conservateur du Musée, a fait le choix d’exposer au grand public plusieurs dizaines d’objets les plus divers liés à l’histoire du cinéma. Notre collectionneur passionné a décidé de rendre un bel hommage aux précurseurs du cinématographe dont on situe l’origine à Saint-Pierre entre 1905 et 1907.
Son exposition devrait s’enrichir, grâce à l’accord donné du Conseil Territorial, de deux pièces supplémentaires : un appareil de projection 35 mm du cinéma Georges Haran et un projecteur 16 mm du Centre Culturel et Sportif.
Les débuts de la télévision
Alors que la Télévision Numérique Terrestre va bientôt débarquer dans notre Archipel, une vraie révolution dans le paysage audiovisuel, le Musée Héritage consacre tout un pan de sa nouvelle exposition aux origines de la télévision dans l’Archipel ! Que de chemin parcouru depuis 1967 ! Tous ceux qui comme moi ont bien connu ce milieu professionnel seront émus de revoir les projecteurs CREMER du premier studio de télévision, une caméra ÉCLAIR, une Bell & Howell à mécanisme à ressort, un NAGRA pour enregistrer les sons… bref tout l’équipement nécessaire à la fabrication de reportages ou d’émissions en passant par le projecteur de diffusion double bandes ou à lecture optique et la table de montage ATLAS jusqu’à l’arrivée du premier magnétoscope BCN. Le Musée Héritage nous parle d’un temps… que les moins de 20 ans se devraient de découvrir !
Patrimoine
En conclusion, Roland Châtel a, cette année encore, décidé de faire partager toutes ses découvertes qui enrichissent un peu plus notre patrimoine culturel et historique. Le Musée ouvre officiellement le 15 juin prochain. Si les tarifs demeurent inchangés, une innovation à souligner : la possibilité d’adhérer à la carte Musée Héritage pour profiter d’un accès illimité aux collections permanentes et aux expositions temporaires, ou d’acheter un Pass Famille, pratique et économique.
Jean-Louis Mahé

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Les outils de la communication à Saint-Pierre et Miquelon
Ce mois de juin annonce l’ouverture, aujourd’hui même, du Musée Héritage. C’est une quatrième saison qui s’amorce pour le Conservateur des lieux, Roland Châtel, dont l’objectif avoué depuis la création de son Musée est de renouveler ses collections…
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Ce mois de juin annonce l’ouverture, aujourd’hui même, du Musée Héritage.
C’est une quatrième saison qui s’amorce pour le Conservateur des lieux, Roland Châtel, dont l’objectif avoué depuis la création de son Musée est de renouveler ses collections et de les faire vivre. Une manière intelligente, d’une part, de fidéliser la clientèle locale — à chacune de ses visites, elle y découvre de nouveaux objets — tout en attirant de nouveaux publics, et d’autre part, de mettre en valeur les dons reçus d’habitants de Saint-Pierre et Miquelon.Le monde des communications au siècle dernier
Alors qu’une récente étude met en valeur le poids d'Internet et le rôle prépondérant du numérique dans notre vie quotidienne, Roland Châtel a pris le pari, cette année, de consacrer une petite salle d’exposition aux objets liés au monde de la communication dans notre Archipel au siècle dernier.
Au Musée Héritage, point de télévision à écran plasma, de DVD, de Home Cinéma et autres MP3 ou I-POD, mais des anciens et imposants postes de radio, les premières télévisions en noir et blanc permettant de capter les émissions canadiennes, les premiers appareils de projection arrivés dans l’île, dont deux exemplaires Pathé Baby ayant appartenu respectivement à Mathurin Lehors et Sylvain Ropers, offerts au Musée, l’un par Mgr François Maurer, l’autre par Mme Jeannine Ropers.
À côté d’appareils photographiques de différentes époques — on est bien loin du numérique — trônent une lanterne à projection et des appareils stéréoscopiques du Pharmacien et photographe Ernest Hutton, et plusieurs objets de transmission — le code Morse notamment — utilisés localement par la Compagnie anglo-américaine du télégraphe, la Western Union.
Des projecteurs CREMER d’origine — ils équipaient le studio de la télévision locale — nous rappellent que la « petite lucarne » est entrée officiellement dans le salon des Saint-Pierrais le 20 avril 1967.
Et, comme l’écrit Daniel Guillot dans sa thèse « Les îles Saint-Pierre et Miquelon au XXe siècle » : « l’on peut dire que la vie des insulaires s’en est trouvée changée. Du jour au lendemain, les Saint-Pierrais se sont mis à vivre avec le monde extérieur, et non pas en marge ; ils ont pu contempler lieux et images au lieu de se contenter de les imaginer ».
Pour mémoire, rappelons que c’est M. Bernard Gouley, Délégué du Directeur Général de l’ORTF, l’Office de Radiodiffusion-Télévision Française, qui a inauguré le C.A.T* de Saint-Pierre en 1967 ; et que les premières années, il n’y avait pas de télévision le lundi, ce qui favorisait le regroupement des familles, qui pour disputer des parties de cartes conviviales, qui pour écouter « Les Maîtres du mystère » à la radio.Radio et télévision : fenêtres sur le monde
« La radio existe à Saint-Pierre depuis avril 1932. On a peine à imaginer dans quel état d’isolement se trouvaient les habitants auparavant, sans téléphone, sans journaux, ne recevant le courrier que de temps en temps (le mieux une fois par mois ), ne communiquant avec l’extérieur que par télégramme. » Daniel Guillot a raison.
La radio occupait une place centrale dans les familles de l’Archipel, comme en témoigne cet extrait du journal « Le Foyer Paroissial », daté du 15 avril au 15 mai 1932 :
« Mercredi soir, 13 avril, à 8 h 1/2, dans plus de deux cents familles saint-pierraises, on était rassemblé autour des haut-parleurs. Et on écoutait à l’Île aux Marins, à Miquelon, au Canada, à Terre-Neuve et ailleurs… Le poste de la radiodiffusion locale avait annoncé pour la soirée un alléchant programme musical, agrémenté d’une causerie par Mgr Heitz, Préfet apostolique. À l’heure dite, on put entendre un avertissement sonore, puis un morceau d’orchestre suivi d’un autre morceau de musique, avec un chant : La légende des flots bleus. La parole est alors donnée à Mgr Heitz. Causerie instructive pendant vingt minutes qui avait sa dose d’humour, sur le thème : Est-il vrai que les chrétiens ne valent pas mieux que les autres ?… Et portées par les ondes hertziennes, les paroles du conférencier se firent entendre dans tout le rayon d’action de la station, soit à plus de 400 milles nautiques, avec le salut final du pays chrétien d’Alsace : Loué soit Jésus-Christ !. Rappelons qu’il est convenu que tous les 15 jours, c’est-à-dire le 2e et le 4e mercredi de chaque mois, à 8 h 1/2 du soir, une causerie sera faite par l’un des membres du Clergé sur un sujet de religion ou de morale, ou encore sur la vie en pays de Mission. Entre-temps, les amateurs auront l’agrément de profiter des retransmissions journalières du poste de Saint-Pierre qui relaye chaque soir, de 17 h à 19 H, la radiocoloniale de Pontoise, ainsi que des émissions bihebdomadaires données par ce même poste ».À Saint-Pierre et Miquelon, plus qu’ailleurs vu notre isolement géographique, la radio d’abord, et bien plus tard la télévision, sont très vite devenues des fenêtres sur le monde, des supports de réflexion, mais aussi des moyens de détente et de distraction.
Si ces « anciens » médias se font progressivement bousculer au XXIe siècle par Internet, force est de constater que pour des gens de ma génération la radio nous offrait des programmes de très grande qualité et nous permettait d’entendre du Brassens ou du Léo Ferré, et la télévision s’invitait dans notre salon avec « Cinq colonnes à la une » et des pièces de théâtre, de boulevard ou du répertoire classique… Les temps ont bien changé.
Au Musée Héritage, vous ressentirez cette nostalgie d’une époque où les médias pouvaient encore se tenir pour une forme de 8e art.Jean-Louis Mahé
Photos Jean-Luc Drake
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Troisième saison du Musée Héritage… Les « Îles du Champagne »
Préserver le patrimoine local, c’est l’objectif que s’est fixé, depuis une bonne quinzaine d’années, Roland Châtel, le créateur du Musée Héritage. Ouvert en juillet 2003, ce musée privé entame sa troisième saison. Et afin de séduire et de…
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Préserver le patrimoine local, c’est l’objectif que s’est fixé, depuis une bonne quinzaine d’années, Roland Châtel, le créateur du Musée Héritage.
Ouvert en juillet 2003, ce musée privé entame sa troisième saison. Et afin de séduire et de fidéliser un public qu’il espère toujours plus nombreux, le Conservateur a, une fois encore, opéré quelques changements. Il a en effet réservé tout un étage à une époque faste de l’économie de notre Archipel, celle dite de la Prohibition. Logique et judicieux. Car le Musée Héritage occupe plus de cinq cents mètres-carrés des anciens entrepôts Julien Morazé et Fils. Les Morazé faisaient partie de cette branche de commerçants avisés, avec les Ozon, Hardy, Girardin, Paturel, Landry, Dagort, Miller, Chartier, Borotra… grâce auxquels notre Archipel perdit pendant quelques années son appellation d’Archipel morutier pour devenir les « Îles du Champagne ».
Mais n’oublions pas que cette époque si riche pour l’économie de nos îles est le fait de deux hommes : le Français Millerrand — ce Président de la République contresigne un décret qui levait pour Saint-Pierre et Miquelon la législation protectionniste sur l’importation des alcools étrangers dans les colonies françaises — et l’Américain Andrew Volstead, le Père de la Prohibition.
C’est toute cette histoire que Roland Châtel s’est attelé à résumer fidèlement. Minutieusement. Avec force détails et plusieurs centaines d’objets nouveaux. Notamment une pièce rare, unique, retrouvée dans le magasin à bois de la Pointe aux Canons de Marcel Dagort : l’enseigne de la « Northern Trading and Co limited », l’une des principales sociétés d’exportation installées à Saint-Pierre avec la Northern Export.
Témoins d’un trafic considérable de caisses d’alcools : une charrette et un traîneau servant à les transporter jusqu’aux entrepôts où elles étaient stockées jusqu’à la toiture. Au Musée Héritage, vous retrouverez également des caisses d’alcools d’origine comme les Cognac Hardy représentés par la Compagnie Julien Morazé et Fils, les rhum Ara et Saint Gilles de la Maison Dagort ainsi que les liqueurs Benoît Serre. Et quantité d’autres bidons d’alcools et une impressionnante collection de bouteilles de whisky, champagne, vins fins et liqueurs.
Ces objets nous rappellent avec force que notre Archipel fut légalement un gigantesque entrepôt d’alcools dont les taxes de débarquement rendirent les finances de la Collectivité très florissantes. À faire pâlir d’envie les actuels gestionnaires des budgets des deux Mairies et du Conseil général.
Bref, une fois de plus, au Musée Héritage, la magie s’opère. La visite se transforme très vite en véritable leçon d’Histoire. Car c’est tout un pan de notre patrimoine local qui est ici mis en valeur. Et de bien belle manière ! Roland Châtel est un esthète. Et que la jeune génération n’hésite pas à forcer la porte du Musée Héritage. Car les objets qui y sont rassemblés témoignent du passé de leurs ancêtres. Des objets de mémoire qui ont forgé l’identité de notre Archipel.Jean-Louis Mahé
Photos Jean-Luc Drake -
Le Musée Héritage de Saint-Pierre « Bien plus qu’un musée, c’est une âme ! »
« Bel exemple de préservation du patrimoine local ! Ce musée deviendra sans nul doute l’un des plus précieux outils de promotion de notre culture, aussi bien pour les gens d’ici que pour les touristes »… « Quelle…
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« Bel exemple de préservation du patrimoine local ! Ce musée deviendra sans nul doute l’un des plus précieux outils de promotion de notre culture, aussi bien pour les gens d’ici que pour les touristes »… « Quelle bonne idée d’avoir gardé ces objets, témoins de notre passé et de les avoir ainsi mis en valeur pour les partager avec nous », « formidable initiative qui permet de bien se rendre compte des conditions d’existence d’autrefois. On y sent la passion de son initiateur et l’âme de ceux qui y ont vécu »… l’ouverture du Musée Héritage, le 14 juillet 2003, a suscité bien des commentaires. Élogieux certes, mérités assurément.
Le Musée a accueilli près de deux mille visiteurs en seulement trois mois. Tous ont effectué avec un plaisir indicible – le Livre d’or en témoigne – le « pèlerinage au pays de notre enfance » qui nous est offert sur près de cinq cents mètres carrés de surface dans les anciens entrepôts Morazé, transformés en dix salles d’expositions.
Le propriétaire, M. Roland Châtel, initiateur du Musée Héritage, n’a de cesse de vouloir sauvegarder et promouvoir le patrimoine de notre Archipel : trois cents nouvelles acquisitions viennent compléter l’impressionnante collection d’objets rassemblés depuis plus de quinze ans, témoins des modes de vie et de l’histoire de nos îles.
Roland Châtel leur offre une retraite bien méritée. Ainsi coulent-ils des jours tranquilles, leurs âmes en paix. Car, comme tout collectionneur authentique, le propriétaire du Musée Héritage n’a nullement l’intention de changer leur destination première, il a souhaité tout simplement les sauver d’une mort certaine.
Son objectif : protéger toutes ces pièces dans leur avenir de témoins du passé de nos ancêtres et de leurs gestes oubliés, témoins d’un monde révolu.
Ainsi découvrirez-vous comment les Soeurs de Saint Joseph de Cluny étaient de véritables abeilles ouvrières : métiers à tisser, à broder, cardeuse, rouet… nous rappellent qu’à leur époque l’on vivait beaucoup du travail de ses mains ; la fabrication des hosties – tâche confiée à la soeur sacristine – nécessitait un travail minutieux pareil à celui de l’artisan ; l’élément de la presse à morue et la balance à peser le poisson séché – provenant de la Morue Française et cédés au Musée par Abel Goineau – côtoient les boucauts entreposés près d’un moteur – offert par M. Émile Poirier – servant de groupe électrogène à l’Île aux Marins et à la Pointe au Cheval ; près d’une centaine d’objets nouveaux saluent la mémoire du Docteur Dunan : après avoir obtenu le prestigieux Prix Corvisart, François Dunan a occupé le poste de médecin tant à Saint-Pierre qu’à Miquelon, faisant également office de médecin accoucheur et de dentiste…
Patiemment, méthodiquement, Roland Châtel redonne de l’allant à ces outils, ces photos, ces objets ressuscités, en les restaurant dans leur identité profonde. À chacune des pièces exposées, il offre une parure n’altérant pas son histoire, son identité, et en laissant éclore la surprise cachée sous la croûte du temps.
« Quand la passion nourrit la poésie de la vie, quel bonheur de se laisser porter par ce qui enrichit notre âme », a écrit un visiteur poète dans le Livre d’or du Musée Héritage.
Ce musée privé, né de la passion d’un homme pour l’histoire de son île, nous rappelle que les objets ne meurent pas subitement. Au Musée Héritage, ils ravivent les souvenirs de ceux qui les ont connus ou utilisés. Ces objets de mémoire cultivent la nostalgie mais ils font aussi prendre la mesure du temps qui passe et du monde qui change.Jean-Louis Mahé
Photos Jean-Christophe L’Espagnol -
Saint-Pierre hérite d’un nouveau musée
Que de fois ai-je longé rue maître Georges Lefèvre ce qui fut il n’y a pas si longtemps le domicile d’Henri Morazé, en me disant que cette grande bâtisse respirait toute une histoire à nous dévoiler nos racines…
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Que de fois ai-je longé rue maître Georges Lefèvre ce qui fut il n’y a pas si longtemps le domicile d’Henri Morazé, en me disant que cette grande bâtisse respirait toute une histoire à nous dévoiler nos racines dans le secret de sa structure ! Et voilà que j’y suis entré pour découvrir, comme on ouvre soudain un grand livre aux trésors, quinze ans de passion, de travail acharné du nouveau propriétaire des lieux, monsieur Roland Chatel et l’émotion m’aura saisi dès les premiers instants.
Quinze années orientées vers un but, offrir à la population un musée « Héritage » et pour le visiteur, un superbe joyau de mémoire, au bout de ce premier chemin, Car il me faut marquer une pause, me confiera Roland, avant la mise en œuvre d’autres idées. Mais attendons la réaction du public à ce moment du parcours.
Le seuil est franchi. Me voilà dans ce qui fut un immense entrepôt, du temps des années folles de la prohibition. Succession de pièces où se marient le bois et la brique. Qu’il fait bon respirer cette odeur qui nous propulse soudain dans le passé. Immense travail de rénovation ; la bâtisse est un musée en elle-même. Et soudain, la mémoire de ce qui aura forgé l’identité de l’Archipel. Tout est bien agencé, savamment mis en valeur. Dix salles où il fait bon déambuler, respirer de joie en se disant : « Enfin ! » Comme s’il était temps que l’on puisse goûter ce plaisir d’un parcours de mémoire, parce qu’un artiste aura su préserver, rassembler, pour mieux mettre en valeur. Comment ne pas être saisi par l’atmosphère spartiate de la « chambre de sœur » ? Et tous ces objets qui témoignent de la vie des sœurs de Saint-Joseph de Cluny. La vie religieuse de l’Archipel est le thème-phare. Monseigneur Maurer aura laissé sa marque en encourageant Roland dans sa démarche. Et puis soudain, salle numéro 9, quelques marches, et te voilà plongé dans le passé maritime de l’île, dans le corps à corps de la mer et du pêcheur avec le doris des bancs que les Terre-Neuvas utilisaient à la fin du XIXe siècle et celui qu’utilisait Monsieur Joseph Poirier pour la pêche aux capelan à l’Anse au soldat. Salle numéro 10, en contrebas, une merveille, le doris de pêche à clains, offert par monsieur René Luberry. La force de notre identité maritime est là ! Je reviendrai souvent, pour m’imprégner aussi de celui qui aura marqué ces lieux, Henri Morazé, à la voix de stentor, notre « gentleman bootlegger ».
Et comme Jean-Pierre Detcheverry à Miquelon, Marc Derible à l’Île aux Marins, sur les pas d’Edmond Fontaine à Saint-Pierre, je me dis que, dans les cheminements privés, Roland Chatel aura été un impressionnant chef d’orchestre pour faire ainsi chanter les murs et les planchers, les solives et les objets, en nous offrant à son tour une merveilleuse symphonie.
Henri Lafitte
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Très bientôt à Saint-Pierre: Le Musée Héritage ou la passion d’un homme pour l’Histoire de son Île
« Étant donné un mur, que se passe-t-il derrière ? », s’interrogeait poétiquement l’écrivain Jean Tardieu. Habitant de l’Archipel ou simple visiteur, n’hésitez donc pas à pousser la porte des anciens entrepôts Morazé situés Place du Général de…
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« Étant donné un mur, que se passe-t-il derrière ? », s’interrogeait poétiquement l’écrivain Jean Tardieu.
Habitant de l’Archipel ou simple visiteur, n’hésitez donc pas à pousser la porte des anciens entrepôts Morazé situés Place du Général de Gaulle. L’actuel propriétaire, Roland Châtel, passionné d’objets anciens – il les collectionne depuis l’enfance – s’emploie depuis quinze ans à transformer ces lieux mythiques en un remarquable Musée du patrimoine local, joliment appelé Musée Héritage. Héritage du passage dans nos îles, dès 1826, des Soeurs de St Joseph de Cluny venues à Saint-Pierre et Miquelon comme infirmières. Mais, au début du 19e siècle, « les enfants de l’île croissent comme les fleurs de la montagne ». Aussi, les Soeurs durent transformer l’une des salles de l’hôpital en salle de classe.
Le Musée Héritage est organisé en plusieurs niveaux selon un plan qui fait progresser le visiteur à travers diverses facettes de cette vie de Saint-Pierre à l’époque des Soeurs et de leur implication dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la religion. Mais la Pêche et la Prohibition, deux époques phares de l’économie de nos Îles, sont aussi évoquées. Et avec des pièces authentiques.
Pour Roland Châtel, « ce musée se veut un espace vivant et une structure pour informer, sensibiliser, collecter et préserver la mémoire de nos Îles ». Il est assurément le gardien de nos souvenirs et trouvera très vite la place qu’il mérite dans la Ville. Époustouflant !Jean-Louis Mahé
Photos Jean-Christophe L’Espagnol

















